"Cree a aquellos que buscan la verdad; duda de aquellos que la han encontrado: duda de todo, pero no dudes de ti"
André Gide
En 1917, André Gide (1869-1951) toma bajo su protección y se convierte en el mentor y tutor del cuarto hijo de su amigo el reverendo Elie Allégret. El autor de "La Porte étroite" presta una especial atención a Marc (1900-1973) " de quien en 1907 hace esta descripción:
"Michel [Marc Allégret] semblait revêtu de grâce et, comme coût dit alors Signoret "du pollen des dieux". De son visage et de toute sa peau émanait une sorte de rayonnement blond. La peau de son cou, de sa poitrine, de son visage et de ses mains, de tout son corps, était également chaude et dorée. Il ne portait sur lui ce jour-là, avec sa culotte de bure, très courte et béante au-dessus des genoux, q'une chemise de soie rouge aigre, violacée foisonnant au-dessus de la ceinture de cuir et qu’il laissait ouvert sur son col ou pendait une collier d'ambre, Il était pieds nus, jambes nues, […] Fabrice [Guide] durant ses longs instants, perdait à la contempler, conscience de l'heure, des lieux, du bien, du mal, des convenances, et de lui-même. […] Il doutait si la vocation mystique de celui qui naguère l’accompagnait et le précédait au plaisir [...] eût tenu ferme, et sa révolution vertueuse, devant une invitation si flagrante, ou si, pour adorer pareille idole, l'autre ne se fut pas refait païen […] Rien ne dira la langeur, la grâce, la volupté de son regard."
William Butler Yeats, Marc Allégret, André Gide, (1920)
El escritor duda sobre si alguna vez el arte había representado algo tan bello o de si alguna vez una obra de arte había sido tan perfecta. Cercano ya a la cincuentena, y siendo ya un hombre reconocido, Gide organiza la vida y las vacaciones de su joven protegido, alejándolo de la estrecha moralidad de su familia. Le presentará a Paul Valéry, Pablo Picasso, Man Ray, Jean Cocteau, Erik Satie ... Le lleva de viaje por Suiza, Gran Bretaña, El Congo, encantado de tener para sí mismo "la languidez, la gracia, la sensualidad" del sublime adolescente. Una relación en la que se mezclaron seducción, educación y pedagogía, en la que parece que Gide jamás llegó a conquistar de verdad el corazón del joven Mark, el cual parece que esquivó el deseo y la pasión de su protector refugiándose en otros brazos.
Aunque Gide sintió la embriaguez de los sentidos, esto no le impidió hacer hincapié en la formación moral de su pupilo, el cual, a sus ojos, aparecía como un tanto disipado y sin un plan serio de vida.
"Ne te laisse pas libre, suivant la disposition de l'instant, de faire ou de ne faire point ce que tu te seras proposé, lui écrit-il. Etre de moins en moins exigeant des autres, et de plus en plus exigeant de toi, tel doit être ton programme et c'est le secret de la vraie liberté... Je voudrais que chaque matin, avant de te lever, tu te veuilles et t'exiges beau, noble, actif, intelligent. L'art ne s'obtient que par contrainte, et jamais par laisser-aller. Il faut faire de ta vie entière une oeuvre d'art."
"Je voudrais que tu n'admettes en toi rien de ce qui enlaidit [...]. Et parfois je doute si pour moi toute la morale ne se réduit pas à un intransigeant amour de la beauté. Rien de ce qui est intéressé n'est beau."
André Gide & Marc Allégret (1945)
Marc Allégret se mantendrá hasta la muerte del escritor en 1951 al lado de Gide, siendo reconocido como su hijo espiritual, aunque alejado del mundo literario ya que se convertirá en director cinematográfico, algo que nunca gozó de la consideración de Gide al considerar que era un mundo frívolo. "Heureux de te retrouver hier. Je t'aime bien ", fueron las últimas palabras escritas por Gide en 1949 dedicadas al que fuera su gran amor durante treinta años, y el cual nunca le traicionó; ya que en última instancia parece que no estuvo enamorado de él.
+ Información:
http://www.lefigaro.fr/le petit chouchou de l oncle andre.html


