divendres, de maig 24, 2013

Eterno George Moustaki



En 1968 compone el que será su primer gran éxito "Le Métèque" símbolo de mayo del 68. Era un retrato de él mismo en el que denunciaba el rechazo a la diferencia. En 1970 ya era una estrella consagrada.

Instrumentista, cantante, compositor, poeta, los temas de George Moustaki han sido cantados por los más grandes: Piaf, Reggiani, Barbara, Dalida, Montand... Temas, que no solamente marcaron una época sino, que se han convertido en auténticos himnos de vida, y todo un referente para muchos de nosotros que crecimos con sus canciones y su voz cálida, suave, acompañado la mayoría de las veces sólo con su guitarra.
Hoy el mundo es un lugar un poco más inhóspito con la marcha de una de las últimas grandes leyendas del arte, la cultura y la poesía, pero él ya es como sus canciones, eterno.

"Era dueño de una dulzura infinita y enorme talento, era como todos los poetas, alguien diferente, porque al final siempre será la diferencia la que lleva al talento."
Juliette Gréco


"Le Métèque"

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

"Cuando llegué a Europa venía con pasaporte griego y la nacionalidad griega no tenía ningún prestigio. ¡Los griegos eran emigrantes profesionales! Tenía problemas en todas las fronteras; aunque llevara los documentos en regla, me preguntaban qué iba a hacer allí. Lo que me gusta de la Unión Europea es poder viajar por los 27 países sin papeles. El resto no tanto, no me gusta que todo se parezca"

George Moustaki


"Milord"
Letra: Georges Moustaki. Musica: Marguerite Monnot 1959


"Ma solitude"


 "Ma liberté"

Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'a aidé
A larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune

Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t'avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Toutes tes exigences
J'ai changé de pays
J'ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance

Ma liberté
Tu as su désarmer
Toutes Mes habitudes
Ma liberté
Toi qui m'a fait aimer
Même la solitude
Toi qui m'as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m'as protégé
Quand j'allais me cacher
Pour soigner mes blessures

Ma liberté
Pourtant je t'ai quittée
Une nuit de décembre
J'ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t'ai trahi pour
Une prison d'amour
Et sa belle geôlière


"Il y avait un jardin"


"Hiroshima"

Par la colombe et l'olivier,
Par la détresse du prisonnier,
Par l'enfant qui n'y est pour rien,
Peut-être viendra-t-elle demain.

Avec les mots de tous les jours,
Avec les gestes de l'amour,
Avec la peur, avec la faim,
Peut-être viendra-t-elle demain.

Par tous ceux qui sont déjà morts,
Par tous ceux qui vivent encore,
Par ceux qui voudraient vivre enfin,
Peut-être viendra-t-elle demain.

Avec les faibles, avec les forts,
Avec tous ceux qui sont d'accord,
Ne seraient-ils que quelques-uns,
Peut-être viendra-t-elle demain.

Par tous les rêves piétinés,
Par l'espérance abandonnée,
À Hiroshima, ou plus loin,
Peut-être viendra-t-elle demain,
La Paix !


"Les amours finissent un jour"


"En Mediterranée"

Dans ce bassin où jouent
des enfants aux yeux noirs,
il y a trois continents
et des siècles d'histoire.
Des prophètes des dieux,
le Messie en personne.
Il y a un bel été
qui ne craint pas l'automne,
en Méditerranée.

Il y a l'odeur du sang
qui flotte sus ses rives,
et des pays meurtris
comme autant de plaies vives.
des îles barbelées,
des murs qui emprisonnent.
Il y a un bel été
qui ne craint pas l'automne,
en Méditerranée.

Il y a des oliviers
qui meurent sous les bombes,
là où est appaure
la première colombe.
Des peuples oubliés,
que la guerre moissone.
Il y a un bel été
qui ne craint pas l'automne,
en Méditerranée

Dans ce bassin je jouais
lorsque j'étais enfant,
j'avais les pieds dans l'eau,
je respirais le vent.
Mes compagnons de jeux
sont devenus des hommes.
les frères de ceux-là
que le monde abandonne,
en Méditerrané.

Le ciel est endeuillé
par-dessus l'Acroppole,
et liberté ne se dit plus
en espagnol.
On peut toujours rêver
D'Athènes et Barcelone.
Il reste un bel été
qui ne craint pas l'automne,
en Méditerrané.

http://www.creatweb.com/moustaki/

11 comentaris:

tecla ha dit...

Se te agradece esta entrada tan rica en contenidos y tan documentada.
Gracias Xavier.

Xavier ha dit...

Tot un gran homenatge. Gracies Javier.

Enric H. March ha dit...

Som una mica més orfes. Estem una mica més sols. Avui, que més mai, ens que calen companys de viatge.

ZekYs Barriera ha dit...

Cuando vi las fotografías y leí el texto pensé que serían canciones desconocidas y me predispuse a ver qué pasa. Pero resultó que dos de las canciones las conocía. Una de ellas con otro nombre (Le Météque=El Extranjero) y "Ma Liberté", una canción que mi padrino cantaba cuando yo era un niño, pero en castellano. Me has despertado una vez más la nostalgia por una infancia no tan lejana después de todo jajaja.

Gracias.

David Hornero ha dit...

En una de las dos o tres veces en que tuve el inmenso pacer de asistir a uno de sus conciertos, se desalojó en mitad por un falso aviso de bomba. La bomba era el , en la conciencia de tanto necio. Ahora somos mas pobres. Gracias por esta entrada, Javier.

Ferran ha dit...

M'ha encantat aquest passeig musical de la mà de Moustaki i de la Piaf, Javier. Els àngels estan de sort, se'ls estan omplint els núvols d'autèntics cracks (i a nosaltres ens queda la seva música, que no és poc).

MM de planetamurciano ha dit...

Yo me alegro tantísimo de haber tenido hermanos mayores que poniendo esta música, sin saberlo, influyeron en mi educación musical y es más; ahora esa música está llena de nostalgia cada vez que la escucho. Era un grande, sin duda.

senses and nonsenses ha dit...

completísimo homenaje a un hombre bueno, libertario, un ciudadano del mundo. no pensé que me iba a tocar tanto, cuando escuché la noticia. no conozco bien su obra, pero Le meteque o Ma liberté forman parte de mi biodiscografía.

Uno ha dit...

Te soy sincero lo peor de estas muertes es que me hacen viejo. Fué mi ídolo de juventud.

El Deme ha dit...

¡Cuánta falta nos hace seguir recordando el espíritu de Mayo del 68! Estamos huérfanos de poesía, de libertad, de canciones en francés... Todo es tan gris que voces así son inmensamente necesarias.

@ELBLOGDERIPLEY ha dit...

Preciosa voz y gran poeta. Merecido homenaje, sólo he echado de menos su "Muertos de Amor" con Ángela, a mi es una canción que me encanta.
Petons!